Filière canne-sucre à La Réunion : chiffres clés et enjeux
Premier employeur privé de La Réunion, la filière canne-sucre reste, encore aujourd'hui, le pilier de l'agriculture réunionnaise. Voici les chiffres clés à connaître pour comprendre son poids économique et les enjeux qui la traversent en 2026.
La filière canne-sucre en quelques chiffres
La canne à sucre est cultivée par plus de 2 700 exploitations agricoles à La Réunion, sur environ 21 000 à 22 000 hectares — soit plus de la moitié de la surface agricole utile de l'île. Chaque année, la campagne sucrière produit autour de 185 000 à 200 000 tonnes de sucre, ainsi que du rhum et de l'énergie issue de la bagasse. La filière représente au total plusieurs milliers d'emplois directs, indirects et induits, ce qui en fait l'un des premiers employeurs privés du territoire.
Une production tournée vers l'export
Environ 90 % du sucre produit à La Réunion est exporté, principalement vers l'Europe (Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas). Cette orientation à l'export fait de La Réunion le premier producteur européen de sucre de canne, aux côtés des Antilles françaises. La filière se positionne notamment sur le segment des sucres spéciaux (roux, blonds, bruns), sur lequel elle occupe une place de leader en Europe.
Une reconnaissance en cours : l'IGP "Sucre de l'île de La Réunion"
Début 2026, un arrêté a validé le cahier des charges pour la dénomination "Sucre de l'île de La Réunion", une étape avant l'examen du dossier par la Commission européenne en vue d'une Indication Géographique Protégée (IGP). Cette démarche vise à valoriser l'origine et la qualité du sucre réunionnais sur le marché européen, dans un contexte où la filière doit aussi composer avec la stagnation de ses volumes de production et la pression de l'urbanisation sur les surfaces cultivables.
Une filière qui doit continuer à s'adapter
Face à la réduction progressive des surfaces cultivables et à la raréfaction de la main-d'œuvre disponible pour la coupe manuelle, l'adaptation du matériel et des pratiques agricoles reste un levier important pour maintenir la compétitivité de la filière. C'est dans ce contexte que s'inscrit notre activité au quotidien, aux côtés des planteurs réunionnais.
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Sources : DAAF Réunion · Imazpress